Chères franciliennes, chers franciliens, mes amis,

La démocratie française est en grand danger. Ce dimanche, 53% des électeurs français, et plus encore pour les franciliens, ont fait le choix du silence. Un silence lourd de sens.

Ce dimanche, les français et les franciliens ont exprimé leur rejet pour cette campagne de caniveau, pour cette campagne de coups bas.

Malgré les stratégies de l’UMP pour briser le Front National, l’extrême-droite renoue avec ses scores les plus hauts. Ce score, c’est la responsabilité du parti au pouvoir. Ce score, c’est son échec.

Ce dimanche, les français et les franciliens ont exprimé leur rejet pour cette politique de promesses intenables.

Je pense aux habitants des quartiers populaires, dont l’abstention n’a jamais été aussi forte et dont le rejet de la classe politique n’a jamais été aussi fort.

Je veux remercier tous les électeurs qui ont donné leur voix aux listes du Mouvement Démocrate.

Le résultat de ce soir est dur, pour notre Mouvement, en France et en Ile-de-France. Dans une campagne polluée par les sondages, polluée par les insultes, polluée par les coups bas, dans le brouhaha médiatique, nous ne nous sommes pas parvenus à exprimer notre message.

Mais ce résultat est loin de me décourager. Au contraire, il me renforce dans ma volonté de rénover la politique en Ile-de-France et en France, de proposer une autre manière de faire de la politique, une autre manière de répondre aux problèmes concrets de la vie des gens.

Les listes Démocrates et Centristes en Ile-de-France et sur l’ensemble du territoire ont porté, avec force, avec courage, avec volonté, un message d’espoir, un message de renouveau, un message pour répondre aux problèmes quotidiens des franciliens. Les problèmes d’emploi, de logements et de transports n’ont pas été abordés dans cette campagne, et je le regrette. Ils n’ont pas été abordés, si ce n’est du bout des lèvres, entre deux analyses de sondages.

Ces problèmes, demain, étoufferont toujours le quotidien des franciliens. Ces problèmes que ni la droite, ni la gauche ne pourront résoudre seuls.

Face à ce défi, je reste déterminé à participer à la construction d’un centre libre et indépendant.


Alain Dolium