"Je ne devrais pas être là où je suis, je suis une erreur sociologique" affirme Alain Dolium.
Le MoDem a désigné comme chef de file un chef d'entreprise, un candidat de la société civile. "On sent l’homme, on ne sent pas le politique" déclare une commerçante. C'est vrai que quelque chose de différent se dégage de ce candidat. "On me voit d’abord comme une personne noire", reconnaît Alain Dolium. "Mais être noir, ce n’est pas une compétence. Au début, cela m’agaçait. Maintenant, cela me passe au-dessus de la tête".
La vraie différence c'est qu'il n'est pas un professionnel de la politique. Ce qui parle aux gens ce sont ses propositions concrètes, pragmatiques et chiffrées qu'il propose tout en ayant une véritable vision d'avenir avec une Ile De France qui serait plus composée de bassins de vie que de territoires à forte densité où la qualité de vie n'existe plus.
C'est ce plus qui lui permet de soutenir le regard des patrons de PME franciliens désabusés par les politiques. Un entrepreneur lui résume bien la situation: « Vous ne seriez pas chef d’entreprise, je vous serais rentré dedans carrément » !
Alain dolium a une obsession: l'emploi, "sujet vital pour les Franciliens". Cette obsession ne date pas d'hier et c'est ce qui d'ailleurs l'a amené en politique. "La méritocratie, cela ne marche pas si vous n’avez pas de carnet d’adresses. J’ai fait des études supérieures parce que j’ai rencontré au bon moment les bonnes personnes". La politique, c'est le « prolongement normal » de son engagement associatif, on peut citer notamment « Talent O Pluriel, le multiculturalisme en action », visant à «améliorer l’employabilité » des jeunes et de « soutenir ceux qui souhaitent s’engager dans la voie de la création d’entreprise». Avec un tel programme, on n'est pas surpris de l'entendre déclarer vouloir s'inscrire en politique sur la durée. Et lorsqu'on lui demande de nous faire part de ses ambitions à long terme, la réponse ne fait pas un pli: "porter un jour dans un gouvernement la question du développement économique et de l’emploi". Une obsession.




