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Après ce deuxième tour... Pour un regard apaisé mais vigilant

 
Parmi ceux qui ont accordé du crédit au projet de François Bayrou, tous n'ont pas voté pour lui au premier tour. Certains en effet ont privilégié le vote "utile", et nous en prenons acte. Mais d'autres l'ont fait parce qu'ils ont buté sur des questions d'éthique: soit dans un sens soit dans l'autre, craignant la proposition d'une adoption par des couples de même sexe ou, à l'inverse, jugeant rétrograde le refus de l'euthanasie.
De nombreux courants philosophiques sont représentés dans notre société, surtout avec la mondialisation, et c'est la force de notre démocratie française de permettre la diversité des expressions dans un vote libre.
Mesurons-nous notre chance?
Aujourd'hui je voudrais m'adresser à ceux qui, au deuxième tour, avaient choisi de ne pas voter pour François Hollande, et qui sont inquiets.

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Le Centre pour la France: "des femmes et des hommes non pas d'un camp, mais d'un pays et d'un peuple"

François Bayrou a présenté la démarche des candidats du "Centre pour la France" lors des élections législatives, lors d'une conférence de presse, jeudi 10 mai à Paris.
L’élection présidentielle a livré son verdict. François Hollande a été élu, et Nicolas Sarkozy a organisé la transition comme elle devait l’être. Les Français ont apprécié ce moment républicain, ce qui prouve qu’il y a dans notre pays aujourd’hui un grand besoin d’apaisement.

Dans cette élection, j’ai pris mes responsabilités. Pour moi, la vie, cela consiste à prendre ses responsabilités. Je l’ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d’intérêt, sans aucune sorte de marchandage. On me dit : vous avez pris des risques ! On va vous le faire payer et vous désigner comme cible. Je l’accepte. J’assume cela. J’ai pris cette décision, parce que je considérais que l’essentiel se trouvait en jeu, qu’au bout du compte, malgré mes réserves sur bien des points, l’alternance offrirait une chance nouvelle au pays.

Et notre marque de fabrique, à nous, c’est que nous ne faisons pas de la politique comme un marchandage : nous faisons de la politique comme un engagement. Et nous pensons que le courage est nécessaire à l’engagement. Or l’engagement, et le courage, c’est précisément ce qu’il faut à la France. Pas le sectarisme. Car la période que nous allons vivre va être la plus rude, la plus exigeante, que la France ait traversée depuis longtemps.

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Quelques idées pour une Assemblée exemplaire

La proposition la plus remarquée de François Bayrou durant la campagne présidentielle aura été, à mes yeux, celle qui portait sur la moralisation de la vie publique, un projet de referendum étayé par 15 mesures, qu'il voulait soumettre aux français.

 

J'espère que la décision de Bayrou de voter Hollande, et la part qu'elle a jouée dans la victoire de ce  dernier, ne sera pas occultée dans l'euphorie des lendemains d'élection.

 

Avec 51,62%, score honorable, Hollande aura-t-il pour priorité de rassembler les volontés de progrès, en vue d'une union souhaitable, après les fractures du sarkozysme,  ou pense-t-il qu'il a désormais les coudées franches pour mettre en place son programme? Nous le saurons bientôt.

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François Bayrou le 6 mai: Il faut désormais construire, dans une démarche de vérité et de réconciliation, l'esprit d'unité nationale

François Bayrou a estimé que "la responsabilité la plus importante" de François Hollande est désormais d'agir dans un "esprit d'unité nationale", dimanche 6 mai.


"François Hollande est élu président de la République. Nicolas Sarkozy en a pris acte avec dignité. Cette élection traduit, dans un moment de crise profonde, le grand besoin de changement du pays. C’est un besoin de refondation du lien de confiance entre les citoyens et le pouvoir qui les gouverne.

Un pays en crise ne peut pas résoudre les problèmes qui se posent à lui dans le climat d’affrontement que nous connaissons depuis des années. Il faut donc une démarche de réconciliation. François Hollande en a la responsabilité.

 Il faut une démarche de vérité. Beaucoup de problèmes ont été éludés, et beaucoup de solutions avancées ne correspondent pas à l’exigence de la situation grave qui s’imposera à nous.

Il faudra construire dans l’action un esprit d’unité nationale. Si la France s’unit, elle peut faire face. Si elle persiste dans ses divisions, elle échouera. C’est la responsabilité la plus importante du nouveau président de la République, et le plus important des souhaits qu’on doit formuler à l’heure où son mandat va commencer."

Déclaration de François Bayrou: pourquoi il votera Hollande

Rendre possible l'union nationale et la vraie mobilisation des Français au service de la France

J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.

Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

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Lettre de François Bayrou adressée aux deux candidats du second tour

"Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.

Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.

Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.

Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.

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Merci

Nous remercions très chaleureusement les 1624 électeurs Vanvéens, qui ont apporté leur confiance à François Bayrou: celui-ci est arrivé en troisième position dans notre commune lors de ce premier tour avec 11,38 % des voix.

Nous tenons aussi à remercier tous les présidents des bureaux, les assesseurs et scrutateurs, comme les services de la mairie, très impliqués, face à des opérations encore plus complexes cette année vu le nombre de procurations. Un seul bureau de vote  a ouvert dans un climat tendu dimanche matin, mais ceci s’est ensuite arrangé et cette élection s’est déroulée très correctement à Vanves.

Bien sur nous avons été déçus par le score national, qui n’est d’ailleurs pas révélateur de la qualité des propositions du programme de François Bayrou reconnues par beaucoup, comme de l’estime que lui portent une très grande majorité des Français.

On oublie parfois, que de « se  fédérer pour » est bien plus difficile que de « se fédérer contre ».

Mais nous ne sommes pas découragés, nous croyons toujours en nos valeurs et sommes encore plus persuadés qu’il faut continuer de se battre pour renouveler la vie politique Française, défendre sa moralisation, apporter de vraies solutions concrètes aux Français pour l’emploi, pour l’école et le logement notamment. Ce n’est qu’en travaillant ensemble et en nous respectant tous, que nous  pourrons y arriver.

Les militants du Mouvement Démocrate vont continuer de tenir leur cap, d’apporter leur vigilance pour défendre la démocratie, notre modèle social, l’avenir des générations à venir et les valeurs de la République.
A très bientôt…


 

François Bayrou à Lille. "Se rassembler pour redresser la France".

Si François Bayrou n'est pas donné gagnant, dans cette élection présidentielle, les messages qu'il délivre n'en sont pas moins marqués par une analyse et un diagnostic  que personne ne conteste, mais aussi  une vision du présent et de l'avenir dont on sent bien qu'elle pose un jalon qui fera référence, peut être même bientôt, dans une crise que rien ne vient calmer, et surtout pas la façon dont cette campagne a été menée.

Mercredi soir à Lille, François Bayrou a répondu au reproche qui lui a été maintes fois fait, il y a déjà cinq ans : « il n’a personne avec qui gouverner ».  L’importance de la soirée était pourtant bien plus large. François Bayrou nous convoquait à être partie prenante dans la vie de notre pays.  En parlant de lui, il parlait de nous tous, français. Il nous ouvrait à un espoir en nous parlant de ce que c’est que gouverner.

C'est bien ce qui a été vécu par les quelques milliers de personnes venues assister à son meeting du 18 avril à Lille.
Son premier message a été une réponse à ceux qui disent qu’il n'a personne avec qui gouverner".  Question mal posée. Puisque posée  à quelqu'un qui nous "convoque à être partie prenante dans la vie de notre pays", à quelqu'un qui revient sans cesse sur ce constat: « Il n’existe aucune chance de relever la France si nous continuons la guerre des deux camps comme nous  le faisons depuis des années. Chacun de ces deux camps est poussé par ses extrêmes. Chaque fois que l’extrême d’un bord ou de l’autre  a conduit un pays, il l’a conduit dans le mur pour des années. Nous sommes là pour l’empêcher».
« Ne pas être entouré d'un appareil d'hommes et de femmes à la recherche des places n'est pas un empêchement », a-t-il dit. « On a besoin de tout le monde. Ce n’est pas une faiblesse mais une force de devoir compter sur toutes les compétences».

Puis il a continué. « Ce dont la France a besoin c’est de la reconstruction du grand courant démocratique. D’où que nous venions, nous allons construire ce grand courant ensemble". Comme l'ont fait les italiens. "En Italie, les trois grandes forces ont dit qu’il leur fallait mettre entre parenthèses leurs querelles et faire ce qu’il y avait à faire pour leurs enfants. Nous aussi, il nous faut choisir l’esprit d’unité sans lequel il n’y aura pas de redressement pour la France. Cette majorité là qui  est la majorité du courage est la seule qui peut durer».
Il faut faire de même en France. «Ma candidature est la constitution d’une force qui veut mettre fin à l’affrontement des deux camps».

Bayrou s'est aussi appuyé sur l'exemple de Gaulle pour étayer son raisonnement.
 «  En 1958, de Gaulle n’a pas de majorité ; il n’a pas le parti puissant qui lui permettrait de gouverner. Il appelle les socialistes et tous les autres à une majorité de redressement national et les oblige à travailler ensemble pour que la France sorte de ses difficultés.

 « Cette campagne est affaire d’intérêt général pour le pays et non affaire de parti. Cette unité du pays que nous présentons comme condition de son redressement n’est pas seulement entre partis mais entre nous tous. Nous choisissons de regarder la nation comme une famille où chacun a sa place et qui doit être reconnue comme telle".

Si ça n'est pas un jalon pour bientôt, quelques mois, un an ou deux au plus tard, ça y ressemble. Car si l'union n'est pas faite par le prochain président, elle devra l'être si la crise s'aggrave. Et tout nous dit qu'elle va s'aggraver.
Si Bayrou n'est pas au second tour, il sera au troisième. Il sera le recours.

Mais si nous ne voulons pas perdre un temps précieux pour le relèvement de notre pays, dans l'intérêt de nos enfants, il nous faut voter François Bayrou dimanche 22 avril.

Nicolle Carré et Bernard Léon

Un vrai sujet « Produire en France ». Robert Rochefort. Boulogne 3 avril 2012.

Accueilli par Chantal Brault à Boulogne mardi 3 avril, R. Rochefort a présenté, dans le cadre de la campagne pour la présidentielle, devant plus de 200 personnes, le programme "Produire en France" de François Bayrou, puis répondu aux questions de l’auditoire.

Ce n’est qu’après avoir salué les représentants du Comité de soutien des Hauts de Seine à FB, présents dans la salle, qui sont la preuve que Bayrou n’est pas seul, comme le colportent les médias, que R. Rochefort est entré dans le vif du sujet.

Un sujet qu’il porte au coté du candidat, et dont il a fait un livre récemment. (Produire en France c'est possible, aux Editions Odile Jacob).

Un sujet dont il s’est plu à souligner que c’est Bayrou qui l’a mis en avant dans la campagne, au point d’en faire l’un des deux mots clés de son programme, au début, avant qu’il ne soit, comme d’autres de ses propositions d’ailleurs, repris, épisodiquement, par ses concurrents, dont le premier est le candidat de la diversion, et l’autre, le candidat de l’anesthésie.

D’où ce risque d’abstention des français au moment de voter, ces derniers n’ayant rien entendu de ce qui les concerne.

D’où également ce sondage étonnant qui montre que 60% des français ne veulent pas d’un deuxième tour   opposant Sarkozy à Hollande. Ce qui laisse augurer qu’une surprise est possible.

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Venez le 3 avril parler d'un vrai enjeu pour les Français

rochefort bb 3 avril

Bayrou. Les propositions et le calendrier du candidat. Ce que les médias vous cachent.

Vous l'aurez remarqué, les médias ne relaient rien des propositions de François Bayrou. Un exemple. Mardi matin 28 mars. France 2 fait un reportage sur les présidentielles et l'emploi. Elle avance les propositions de Sarkozy, Hollande et Mélenchon. Rien de celles de Bayrou, alors qu'il a été ministre de l'éducation nationale, et que c'est donc un domaine de prédilection pour lui. D'autant plus qu'il a mis "Instruire" en tête des deux thématiques prioritaires de son ouvrage du mois d'aout. "Etat d'urgence" publié chez Plon.

 

D'où l'importance de connaitre ses propositions pour voter en connaissance de cause.

 

Au nombre de celles ci,  certaines  citées comme les plus applaudies au Zénith par Rue 89... et quelques autres que je rajoute en complément:

 

Emploi, travail, pouvoir d'achat, solidarité, dialogue social.

 

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François Bayrou, vous, les médias, et votre projet

Désormais, le temps de parole entre les candidats à la présidentielle étant le même,  on pourrait penser que, l'équilibre retrouvé, tous les candidats vont être, en matière d'information, traités sur un pied d'égalité.Ce sera peut être le cas sur les TV et à la radio, mais rien ne changera obligatoirement dans la presse écrite. Et là, tous les coups sont permis. Car la plupart des médias sont entre les mains de dirigeants de grands groupes, vivant de la commande d'Etat. Il y a donc ce qu'on appelle gentiment,  consanguinité, ou plus durement, conflits d'intérêts.

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Bayrou, l'honneur de la politique

L'UMP a attaqué François Bayrou pour avoir maintenu sa réunion de Grenoble lundi soir et le critique sur les propos qu'il a tenu après la tuerie de Toulouse.

Or, François Bayrou a transformé un meeting électoral en une réunion de réflexion sur la France et l'état de la société. Ses propos sur la nécessité de faire baisser les passions dérangent du coté de Sarkozy. Lorsqu'il dit qu'on doit faire attention à ce que la société entend lorsqu'on parle, il dérange ceux qui ont attisé depuis longtemps les braises de la haine de l'autre.

Je mets ci dessous le lien vers le discours de Grenoble afin que vous puissiez vous faire votre opinion, face à ce qu'on cherche à faire croire.

Par ailleurs, François Bayrou, de retour lundi matin de Guadeloupe, a annulé la signature de son ouvrage, "La France solidaire", au Salon du livre, et loué un avion privé, ce qui est chez lui rarissime, pour se rendre à Toulouse rendre hommage aux enfants assassinés.

Lien vers le discours de Grenoble:

François Bayrou, discours de Grenoble - 190312 par bayrou

Edito du Monde du 21 mars 2012

Pour ceux, qui n'ont pu lire l'excellent édito du Monde de ce soir, qui titrait:
"Tragédie nationale, réflexion nationale"


"Une ” tragédie nationale “. Le président de la République a eu les mots justes pour qualifier la tuerie survenue, lundi 19 mars, dans une école juive de Toulouse. Trois enfants et un enseignant, rabbin, exécutés de sang-froid, par un homme seul, jusque dans l’entrée de l’établissement. Avec la même arme qui, déjà, à Montauban le 11 mars et à Toulouse le 15 mars, avait servi à tuer, méthodiquement, trois militaires français.
 
Une tragédie nationale dont l’onde de choc a pétrifié, dans l’instant, une ville, une région, le pays tout entier. Avant de répercuter son écho dans le monde, de Jérusalem à Washington. Une tragédie nationale qui plonge chacun dans l’effroi et la consternation, dans l’incompréhension devant l’absurde, dans la révolte contre l’injustifiable.
 
Les candidats à l’élection présidentielle ont eu la réaction qui s’imposait. Ils ont suspendu leur campagne, leurs polémiques, leurs empoignades, leurs petites phrases, annulé leurs émissions, reporté leurs réunions publiques, participé, à Toulouse, à Paris ou ailleurs, à des moments de recueillement. L’heure est, évidemment, à la douleur partagée, oecuménique autant que républicaine. Le temps du deuil. Celui des quatre tués de Toulouse comme celui des trois militaires, à qui les honneurs seront rendus, mercredi, en présence du chef de l’Etat.
 
Tant il est évident que l’unité nationale est la seule réponse possible face à un drame de cette nature. Un drame d’autant plus symbolique qu’il atteint trois composantes de l’identité républicaine : l’école, son creuset, l’armée, qui le fut longtemps, et la protection due à tout citoyen, sans distinction d’origine ou de religion.
 
Chacun l’a compris, pesant ses mots pour échapper à tout soupçon de vouloir récupérer la compassion à son avantage. Ou à afficher trop ostensiblement sa solidarité avec la communauté juive, odieusement frappée, une nouvelle fois. Saluons cette dignité. Souhaitons qu’elle ne s’efface pas trop vite.
 
Mais ce temps de silence, comme la minute du même nom qui a été observée, mardi, dans toutes les écoles du pays, ne peut être que le prélude à une ” réflexion nationale “. La formule est de François Bayrou, à Grenoble, où il a maintenu le meeting prévu lundi soir. Cela a pu choquer. A tort. Car le candidat centriste a posé, gravement, des questions fortes. Quels que soient les motivations du meurtrier de Toulouse, les ressorts de sa folie barbare, “ ce type de folie s’enracine dans l’état d’une société “, d’une société française, en l’occurrence, où “ le degré de violence et de stigmatisation est en train de grandir “, a déclaré M. Bayrou. Et d’ajouter : ” Les hommes publics ont le devoir de veiller à ce que les tensions, les passions, les haines ne soient pas à chaque instant entretenues. Le fait de montrer du doigt les uns et les autres, c’est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là il y a des voix à prendre. “
 
La charge est violente. Elle vise une responsabilité collective.
 
Tant il est clair que le rejet de l’Autre - plus encore : la haine de l’Autre - est un poison mortel pour la République."
 

 

 

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François Bayrou au Zenith le 25 mars

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Le référendum de François Bayrou pour une démocratie réelle

Dès le 10 juin, s'il est élu, François Bayrou proposera aux français un référendum pour moraliser la vie politique, à l'occasion des élections législatives. Des mesures, dont les partis aux pouvoirs et par alternance depuis trente ans ont parlé sans cesse, mais n'ont jamais mis en œuvre une fois élus, mais que Bayrou veut rendre effective et obligatoire par le choix des citoyens.  Une excellente occasion de réconcilier les français avec leurs hommes politiques, pour lesquels ils éprouvent de la suspicion.

Voici les 12 points de la loi cadre qu'il propose pour ce référendum.
 
   - fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres
   - cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs
   - délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics
   - fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale : nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui, élus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.
   - reconnaissance du vote blanc à toutes les élections
   - obligation effective de parité hommes-femmes
   - suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance"
   - définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens
   - interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption
   - indépendance de la justice. Le ministre de la justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation
   - indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat
  - procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo approbation" actuelle

Maintenant on dit chiche aux autres candidats. Seront il capables de relever le défi démocrate ?

Bernard LEON


 

François Bayrou invite l'Europe dans la campagne

A ce jour, la campagne présidentielle n'a pas pris souvent le chemin des sujets qui intéressent la vie des français, le chômage, l'emploi, le pouvoir d'achat des familles.  François Bayrou l'a regretté plusieurs fois.

Mais il en est un primordial, dont on ne parlait pas, c'est celui de l'Europe. Un sujet qui s'invite pourtant chaque soir dans les foyers, au travers de la crise des dettes souveraines. Celle de la Grèce, bien sur, mais aussi celles des autres pays du sud, dont la France.

Heureusement, en quelques jours, au début de ce mois de mars, l'Europe est devenue le sujet dont on a parlé. Par la conjonction de 3 événements. Celui du pacte de stabilité européen d'abord, (voté par la France et par les autres pays d'Europe, mais mis au référendum par l'Irlande), de l'organisation à paris, le 6 mars, d'un grand débat portant sur la réponse européenne à la crise, à laquelle a participé, entre autres personnalités, Sylvie Goulard, député européenne du Modem, et enfin le Discours sur l'Europe de François Bayrou, à Strasbourg, le soir du 6 mars.

Je dirai quelques mots du débat de Paris avant de survoler les propositions de François Bayrou sur l'Europe.

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Sarkozy trahit ses amis riches


Après avoir été l'imposteur de 2007, Sarkozy espère être l'imposteur de 2012. Le début de sa campagne l'atteste. Mais en encore plus osé, car le candidat à sa réélection n'a peur de rien, ni de personne. En apparence tout au moins, car avoir avancé les dates de son départ officiel en campagne montre, à tout le moins, que le capitaine du bateau France, qui affirmait, il y a peu encore, que son rôle était de se tenir à la barre, se permet, d'un coup, de ne plus conduire que d'une main.  
 
Quand on sait les résultats de sa conduite en zig zag durant les cinq ans passés, on peut être dubitatif sur les deux mois à venir.
 
Certes, il veut nous raconter une belle histoire, la sienne, un Spiderman de bande dessinée, prêt à sauver la France. Un Zorro de parc d'attraction.
 
Et le voilà qui nous dit: «Je sais que je m’attaque à des intérêts puissants, à des castes qui ne veulent rien lâcher».
 
Mais il est fou ! Ses amis du Fouquet's vont tous quitter la France !
 

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Hollande à la City la « realpolitik » ou les misérables arrangements avec la vérité

Cela suffit: une autre façon de faire de la politique est possible

Comment ne pas se rappeler de François Hollande au Bourget il y a peu,  clamant « mon ennemi c’est la finance » et repris par tous les médias.
Mais voilà que François Hollande, celui qui annonce aussi  redonner espoir aux Français, les rassembler et …leur parler vrai, travestit déjà sa parole et réveille douloureusement les mémoires.
Ainsi dans une interview au Guardian, lors de son récent déplacement le 13 à Londres (et que certains voudrait vite faire oublier par ses soirées de « rencontres » avec les Français), il rassure ses interlocuteurs:
«Il n’y a plus de communistes en France. La gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation.»

Les communistes ont apprécié.

On pouvait déjà avoir de sérieux doutes sur le réalisme économique des propositions d’Hollande, mais ne pas le trouver antipathique, lui trouver même du sens de l’humour et c’est une arme de séduction, reconnaître son intelligence et lui concéder un minimum de sincérité.

Mais là, celui qui annonçait dire la vérité aux Français, vient de jeter un trouble bien plus profond sur sa candidature: notamment pour ceux qui se projetaient sur un vote Hollande contre Sarkosi dans le choix habituel droite-gauche déjà bien vite annoncé du 2eme tour; ils espéraient quand même un peu mieux comme avenir pour la France qu’un simple projet « tout sauf Sarko » et vont désormais se poser bien des questions.

Car quel projet nouveau dans le fond? Quel réveil au lendemain du 6 mai, après toutes ces belles promesses de campagne? Puisqu’un jour Hollande annonce un combat et déjà trois semaines après, il abandonne les armes.

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Bayrou voit ses positions economiques renforcees par la Cour des Comptes et... par Michel Rocard

Lors de la présentation de son « plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France », François Bayrou, le premier qui dès 2007 avait parlé  des risques de la dette française pour notre avenir, a avancé 20 propositions concrètes. Celles-ci se démarquent, comme l'a relevé Paul Laubacher dans le  Nouvel Observateur, des propositions de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

Il a fixé 3 ans d'effort à la France pour consolider sa situation et revenir à l'équilibre en 2016. Le seul chemin, si nous ne voulons pas être la Grèce de demain. Ce qui signifierait prendre le risque de tomber de la rigueur dans l'austérité. Ce qui signifierait baisses des salaires, réduction des retraites complémentaires, non renouvellement d'accords de branches, tous ces maux aujourd'hui imposés par l'Europe à Athènes.

Depuis, le rapport annuel de la Cour des Comptes vient d'apporter de l'eau à son moulin, comme le rapporte la journaliste Claire Guélaud dans le Monde du 9 février. "La Cour, a rappelé son premier président, M. Migaud,  continue de plaider pour " un effort structurel de redressement, suffisamment rapide et vigoureux, d'un point de PIB par an, soit 20 milliards par an pendant cinq ans ".

Enfin, la Chaine parlementaire, par la voix d'Astrid de Villaines,  nous révèle en date du 9 février que Michel Rocard, lors d’un colloque organisé par le think tank "Inventer à gauche", avait provoqué la stupeur dans la salle en affirmant, chiffres à l'appui que: "les taux de croissance prévus par François Hollande pour élaborer son programme sont "en désaccord avec les structures statistiquement informées", l’OCDE et l’INSEE.

Mieux vaut la lucidité et ne pas créer d'illusions. L'effort de tous, mais en demandant à tous des efforts proportionnels à leur moyens, est la seule condition du redressement, d'une relance de la croissance, du recul du chômage.

Bernard LEON

 

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